Simple It, le Blog

Râleries

Ultimate fist f*****

Le calme étant (un peu) retombé après la sortie du nouveau design “New Wave” du Site du Zéro, je prends quelques minutes pour vous raconter une histoire qui vaut son pesant de cacahuètes.

Ca m’est arrivé hier. Hier, lundi, c’était le premier jour de Willy (aka “Alcee” sur le SdZ) pour son stage de développement web du Site du Zéro. Il sera avec nous pendant 3 mois. Une journée qui s’est très bien passée pendant laquelle il a pu découvrir notre framework et les grandes lignes de notre mode de fonctionnement.

RobinetMais ce n’est pas là que je veux en venir. Lorsque j’arrive le matin au bureau, je sens une odeur assez lointaine, presque moisie, en tout cas pas très agréable. Je choisis d’ignorer.

Puis à moment je me rapproche des toilettes et je sens l’odeur devenir plus forte. Je pousse la porte et Ô horreur : c’était la mare aux canards. Il y avait une belle flaque et un petit bruit “pouic pouic pouic” histoire de signaler qu’il y avait une fuite au cas où je ne l’aurais pas compris.

Ni une ni deux, j’appelle à la rescousse le premier numéro de plombier qui me tombe sous la main. Pas longtemps après (une heure ou deux quand même) il arrive, jette un oeil 5-10 minutes puis me dit que c’est la cuvette qui est morte et qu’il faut la changer. Ah bon. Mais j’ai de la chance me dit-il, il a une cuvette de remplacement compatible dans son utilitaire juste en bas et peut la monter de suite. Je lui demande de faire une facture.

Passent encore 5 minutes (un peu long pour faire la facture mais bon), puis il me la tend. Verdict : 750 € (hors taxes ou TTC je ne sais plus, à ce stade…). Dedans, il y avait au moins pour 360€ de cuvette, 160€ de main d’oeuvre, de remplacement de tuyaux etc.

Bon, ne pas céder à la panique. Je le remercie en lui disant que vu la somme j’allais y réfléchir. Et, sur les conseils de Pierre, je décide d’appeler un second plombier pour faire un autre devis.

Ce plombier arrive une demi-heure plus tard, inspecte 5-10 minutes les toilettes puis ressort et me dit : “Voilà c’est bon, c’est réglé. J’ai resserré la cuvette et remplacé un tuyau, mais tout va bien.”. Il avait même nettoyé le sol.

Je lui demande combien je lui dois, et il me dit qu’il me donnera la facture plus tard, mais qu’en gros, pour le remplacement du petit tuyau il y en aurait en tout pour 60€. Ah ouais quand même.

Vous comprenez mieux le titre du billet maintenant ? :-°

Trademark Publisher : les entreprises sont la cible idéale des escrocs

Ce n’est pas une nouveauté, les escroqueries sont pour certains un travail à part entière. J’ignore comment les escrocs arrivent à se regarder dans la glace, mais il faut croire que ça ne les dérange pas.

En ce moment, c’est le fameux scam qui fait fureur par e-mail. Ne me dites pas que vous n’avez jamais reçu un e-mail d’une personne habitant dans un pays francophone d’Afrique qui a besoin de votre aide pour transférer plusieurs millions de dollars ? Et qui vous promet, c’est sympa de sa part, de faire fifty/fifty, 50/50 ? Le pire, c’est que c’est gros mais ça marche et des gens se font avoir régulièrement.

Les entreprises, une cible idéale

Il faut savoir que lorsqu’on crée une entreprise, on est la cible d’un spam d’un genre ancien : le spam par courrier. Votre adresse de siège social étant publique, une quantité abominable de pubs va s’engouffrer dans votre boîte aux lettres en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire.

On en reçoit tous les jours. Bien plus qu’un particulier. Pourquoi ? Peut-être parce que le taux de réponse des entreprises est plus important, peut-être parce qu’il y a plus d’argent à se faire qu’auprès d’un particulier. En tout cas une chose est sûre : les spammeurs nous aiment beaucoup.

Certaines lettres sont des pubs tout à fait honnêtes. Les considérations pour la forêt amazonienne mises à part, cela n’est pas vraiment dérangeant et il me faut en général une fraction de seconde pour envoyer à la poubelle sans lire. Peut-être qu’un jour une pub retiendra mon attention, et peut-être que j’y répondrai (il faut bien que des gens répondent pour que les spammeurs aient envie de continuer !).

Cependant, certaines “pubs” sont beaucoup plus vicieuses. Je ne les ai pas toutes recensées, et on ne peut pas vraiment parler d’escroquerie. Juste d‘exploitation de la crédulité des jeunes entrepreneurs qui ne connaissent pas bien leurs droits et devoirs. Bon je sais, c’est à peu près la définition d’escroquerie ça. Je me souviens notamment de lettres tournées de telle façon que ça ressemblait à un papier officiel de l’administration de loin, et ça vous demandait d’acheter des classeurs pour vos archives parce qu’il est obligatoire de conserver des archives. Et c’est vrai, c’est obligatoire de conserver des archives. Mais la lettre était tournée de telle sorte qu’on avait l’impression que c’étaient les classeurs qui étaient obligatoires.

Une vraie saloperie, donc. Et des cas comme ça j’en recense des dizaines. On ne peut pas parler d’arnaque, mais vraiment, on n’en est pas loin et c’est fait exprès. Certes, avec un peu de jugeotte on se rend compte que c’est une pub, mais je pense qu’un nombre non négligeable de jeunes entreprises doivent se faire avoir sur des coups comme celui-là.

Trademark Publisher

Aujourd’hui, j’ai reçu une lettre qui va encore plus loin. Vous avez peut-être entendu parler de Registry of America ? C’est une lettre que certains particuliers propriétaires d’un nom de domaine ont reçu, qui leur demandait de renouveler leur nom de domaine par courrier. Sauf que c’était bien sûr totalement bidon et qu’on n’est jamais relancé par courrier.

Là, c’est un certain Trademark Publisher qui a voulu jouer le rôle de l’INPI (Institut National pour la Propriété Intellectuelle). C’est là-bas qu’on va déposer nos marques et nos brevets. Pierre et moi-même y sommes allés peu après la création de Simple IT pour y déposer le Site du Zéro et la marque Simple IT entre autres. C’est courant de faire cela au lancement de l’entreprise ou d’un nouveau produit.

L’INPI, moyennant finances, protège la marque et certifie que nous en sommes propriétaires. On ne peut donc pas impunément créer une autre entreprise Simple IT ou un autre site appelé “Le Site du Zéro”.

Voici la lettre que j’ai reçue de ce “Trademark Publisher” ce matin, vous allez voir c’est tout à fait saisissant :

Trademark Publisher

La lettre semble être assez sérieuse. Ca ne ressemble en tout cas pas de près ou de loin à une pub. Mieux que ça : la lettre est ciblée. On y reproduit notre logo, notre adresse, notre numéro et la date d’enregistrement même. Tout porte à croire que c’est un papier officiel. Sauf que ces informations-là sont publiques. Tout le monde a accès au dossier des marques de l’INPI et peut vérifier si une marque est déposée ou pas, et pour quels domaines. Tout le monde peut y télécharger notre logo, notre adresse, et y lire notre date de dépôt.

Une étude plus approfondie montre que c’est encore plus louche, puisque l’entreprise est domiciliée à Vienne en Autriche (alors que l’INPI est français). Mais quand même ! Les choses sont bien faites, on a pensé à tout : l’ordre de virement que vous n’avez plus qu’à signer et à envoyer à votre banque. Et alors là, bye bye vos 695 €.

L’INPI avertit que c’est une arnaque et recense d’autres arnaques du même genre, pour la plupart des entreprises autrichiennes, hongroises et un peu quelques allemandes. Mais cela suffira-t-il ? De très nombreux entrepreneurs me disent avoir reçu une lettre personnalisée du même genre. Et cette fois, le nombre de gens qui tomberont dans le panneau risque d’être bien élevé…

Toi aussi, change de siège social

Damned!

Cela fait des mois que j’essaie de faire déménager “officiellement” le siège social de Simple IT. Actuellement, nous sommes domiciliés à l’EFREI depuis les débuts, à Villejuif dans le 94. Depuis que nous avons des bureaux à Bourg-la-Reine (début mars tout de même) nous avons souhaité que notre adresse de siège social soit inscrite là-bas, dans le 92 (c’est le département d’à côté). Le but étant que tout le courrier nous arrive désormais uniquement à Bourg-la-Reine, pour que je n’aie pas à passer à l’EFREI régulièrement récupérer les spams courriers importants qui nous sont envoyés.

J’ai eu un mal fou à comprendre tous les documents qu’il fallait réunir. Pierre m’a aidé et j’ai finalement fait un premier envoi vers juin avec des tonnes de dossiers remplis joints pour demander juste le changement du siège social. Dans le courrier il y avait :

  • Un formulaire déclaratif en 3 exemplaires
  • Des extraits de KBIS récents
  • La photocopie entière du bail commercial de location des bureaux
  • Des photocopies de carte d’identité
  • Une lettre en deux exemplaires signée sur l’honneur qui dit que oui, on a bien un siège social à Villejuif
  • Plein d’autres papiers que j’ai oubliés
  • … et bien sûr un joli chèque pour les frais de traitement

On me l’a renvoyé plusieurs semaines plus tard avec une liste aussi longue que pas claire : “il manque ça, ça, ça, ça, ça, et ça, et ça aussi, et ça et ça. Et faites-nous un chèque plus gros aussi svp“. Prenant mon courage à 3 mains, je m’occupe de la liste et j’ajoute les éléments un à un que je renvoie rapidement courant juillet… pour recevoir à nouveau tout le dossier en retour pour nous dire qu’il y a toujours un problème quand même.

Ils ne comprennent pas si on déménage le siège social ou l’établissement principal. On déménage les deux, mais l’établissement principal a seulement été créé temporairement à Lyon l’été dernier pour que Pierre puisse travailler avec des stagiaires. Il devrait être fermé depuis longtemps. Je me souviens bien que Pierre avait effectué la procédure de fermeture.

Du coup, j’ai essayé de joindre par téléphone la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) de Nanterre, car ce sont eux qui s’occupent du dossier. Pendant tout le mois d’août, pas de réponse. Forcément, c’était les vacances (pour eux hein, pas pour moi :p ).

Je les ai eu finalement ce matin, et ce qui en ressort c’est que (accrochez-vous) : il faut faire déménager l’établissement principal de Lyon vers Villejuif (alors que celui-ci n’existe plus et qu’il ne devrait plus être listé), puis faire déménager simultanément le siège social et l’établissement principal dans le 92 à Bourg-la-Reine. Facile. Ca va encore me prendre minimum 3-4 mois. Objectif : arriver à changer de siège social avant 2009. Courage.