Simple It, le Blog

Simple IT prépare son année 2009

Jeudi et vendredi, Pierre est monté sur Paris pour me rejoindre au bureau de Bourg-la-Reine. L’objectif de ce passage éclair était que l’on se voie pour discuter en face à face avant qu’il n’attaque son dernier semestre d’études à l’INSA (à Lyon).

Discuter, mais de quoi ? On a préparé chacun avant de se voir une liste de sujets relatifs à la boîte et au site qu’on voulait aborder.

On pourrait classer ces réflexions dans 2 catégories :

  • Celles qui font le bilan de l’année 2008, réussites et échecs
  • Celles qui préparent l’année 2009, nos objectifs et ambitions

Nous avons abordé des sujets très divers dont je ne peux pas vous dévoiler la teneur exacte (du moins, pas de tout) mais qui ont eu le mérite de rappeler que nous étions ouverts à toutes les pistes de réflexions sur l’évolution du site, et que notre objectif était toujours de faire au mieux afin d’améliorer l’expérience des visiteurs du Site du Zéro.

On a parlé de nos méthodes de développement et sommes bien d’accord que le SdZ n’a toujours pas la « force de développement » qu’il mérite. Cela doit changer. Plusieurs pistes ont été explorées : du recrutement de nouveaux stagiaires à l’embauche, en passant par l’ouverture possible du code source (qui n’a pas été retenue pour le moment pour des raisons de gestion). Nous avons convenu dans un premier temps de mieux gérer le suivi des bugs et de communiquer de manière plus transparente sur l’évolution des fonctionnalités du site. Nous projetons d’utiliser un outil de bug tracking sous peu.

Nous avons dû faire le point aussi sur quelques sujets plus ennuyeux, mais nécessaires, comme le choix d’une mutuelle complémentaire, la signature des assemblées générales, l’analyse de la répartition des charges sociales (pas toujours très cohérent). D’ailleurs à ce sujet, il semblerait que personne ne sache réellement comment cela fonctionne. Pas même la personne contactée au téléphone qui est censée savoir, ni sa supérieure. Pierre et moi sommes payés exactement pareil, et pourtant lui doit payer plus de charges sociales que moi à situation identique. Allez comprendre.

Enfin bon, ceci mis à part, nous avons longuement parlé et débattu de 2 sujets importants pour le SdZ en 2009, 2 sujets que je souhaite aborder avec vous ici (et que l’on annoncera directement sur le Site du Zéro un peu plus tard) :

  • Le projet de refonte de la charte graphique du site (projet « New wave« )
  • Le projet de livres basés sur les cours du Site du Zéro

New wave : le nouveau Site du Zéro

Non, il ne s’agit pas d’une v4 du site, bien qu’à mon avis beaucoup de gens l’appelleront comme ça au final. En effet, ce projet consiste à refondre entièrement (ou presque) la partie visible par les visiteurs du Site du Zéro : le design. Plus que le design en fait, c’est toute l’ergonomie qui va être repensée.

En effet, depuis le lancement de la v3, le site a évolué, de nouvelles sections sont apparues, nos habitudes ont changé. Les tutoriels des membres se sont multipliés, les membres aussi d’ailleurs, nous avons mis en place des animations (concours, évènements, sondages) et une section que nous souhaitons améliorer encore et porter plus en avant : l’aide à l’orientation (aka « Vos études »).

Je dis qu’on ne peut pas réellement considérer qu’il s’agisse d’un tout nouveau Site du Zéro car, derrière, le code lui ne sera pas repris à zéro. Oh, il va bien devoir changer un peu pour s’adapter, mais globalement on ne refait pas tout ce qui est PHP. On refait surtout la surface.

L’ergonomie

Le but est de rafraîchir le design mais aussi l’ergonomie. Nous voulons que l’accès à toutes les sections que nous considérons importantes soit plus clair, plus logique, en particulier notamment pour les nouveaux visiteurs. Nous voulons que du premier coup d’oeil les gens sachent tout ce que le Site du Zéro est en mesure de leur proposer. Des tutoriels oui, mais pas seulement.

Paint

C’est pourquoi nous avons beaucoup brainstormé avec Pierre et nous nous sommes posés une question qui n’a rien d’évident : qu’est-ce que le Site du Zéro aujourd’hui ? Plus difficile encore, nous devions aussi prévoir ce que serait le Site du Zéro de demain. Nous avons donc regroupé les sections du Site du Zéro par thèmes et idées concordantes. Notre travail n’est pas totalement terminé ni définitif, mais nous avons bien avancé sur le sujet et nous sommes contents.

Pour être cohérent, il va donc falloir aussi réorganiser les menus et la position des éléments du design dans leur ensemble. Nous estimons par exemple que le « message aléatoire du livre d’or » n’a plus sa place, un côté trop amateur en quelque sorte, et en ce qui nous concerne nous ne pouvons plus le voir. Il a fait son temps.

De même, la liste des anniversaires, des derniers connectés ou encore des membres que l’on ignore sur le site ont trop de visibilité. Nous voulons adapter l’importance de chaque section et la visibilité du lien qui vous y amène.

Le code

Actuellement, quand un visiteur arrive sur le site, il effectue un trop grand nombre de requêtes http sur le serveur. Cela est dû à la présence des images bien entendu, mais aussi aux multiples fichiers CSS et JS. Plutôt que de travailler selon le principe « un fichier CSS par section du site », nous allons travailler sur un CSS global, certes un peu plus gros, mais qui présentera des classes utilisables sur l’ensemble du site. Cela augmentera de fait la cohérence du site dans son ensemble, car on pourra insérer le même « type d’élément » n’importe où sur le site.

D’autre part, nous optimiserons la mise en cache côté client pour éviter que les ordinateurs nous réclament constamment les mêmes fichiers alors qu’ils n’ont pas changé. Nous devons adapter nos méthodes de travail en conséquence, mais cela permettrait de réduire de façon non négligeable la quantité de requêtes, et cela nous ferait économiser de la bande passante (le trafic augmentant, notre bande passante a considérablement augmenté ces dernières années).

Le design

D’autre part, nous souhaitons affiner le design du site. Cela fait un moment que nous trouvons bluzaz (le design du début de la v3 à peu de choses près) un peu trop fade. Les nombreux membres qui ont changé de design ont en général opté pour quelque chose de plus coloré mais aussi de plus net.

Si le nouveau design ne vous plaît pas (et il y aura des gens qui ne manqueront pas de nous le faire remarquer dans tous les cas :D ), pas de panique, vous pourrez toujours opter pour un design externe. Cependant, nous basculerons par défaut tout le monde vers ce nouveau design car la structure du code XHTML du site va changer. Si on vous laissait tous avec votre propre design, vous auriez immanquablement des bugs lors du passage à la version « new wave » du SdZ.

Nous ne gèrerons en revanche plus de multiples designs nous-mêmes : nous sommes incapables de le gérer, c’est trop de travail et nous préférons nous concentrer sur le reste du code du site. Nous ferons donc confiance à la communauté pour s’organiser vis à vis des designs externes et nous lui en fournirons les moyens (le forum des designs du site sera toujours ouvert).

Nous avons déjà commencé à plancher sur le design en interne. Nous présenterons nos travaux sur le forum graphisme à tous les visiteurs, plus probablement en février. De là, nous recueillerons des commentaires et adapterons le design en fonction des bonnes idées de chacun, car nous sommes sûrs qu’il y aura des remarques pertinentes.

Il faudra ensuite reprendre l’ensemble des templates (dans une certaine mesure) pour effectuer les changements nécessaires sur le site. Le tout sera répercuté sur le Site du Zéro après une période de bêta-test.

Le livre du Site du Zéro

Livre

L’autre projet majeur, vous en avez peut-être eu vent avec un sondage passé, c’est notre projet de sortir un livre Site du Zéro. Attention, oubliez le livre « Réussir son site web avec XHTML et CSS » que j’ai écrit : ça n’a rien à voir. Il s’agissait d’un projet personnel (qui n’implique aucunement Simple IT) et qui a consisté pour moi en une fastidieuse (mais parfois intéressante) réécriture du tutoriel XHTML / CSS du SdZ. Le livre a été édité par Eyrolles, qui garde le contrôle de ce qui est publié. Une des plus grandes frustrations pour moi est de ne pas avoir eu toute la liberté que je souhaitais dans la rédaction. J’ai appris des choses, mais j’ai un goût d’inachevé, de « pas tout à fait de moi ».

Si je suis heureux d’avoir mené ce livre à bien, je ne suis pas prêt à donner à nouveau le même temps de travail pour réécrire ce que j’ai pris tant de temps à écrire sur le SdZ. J’estime que dans l’ensemble, tous les tutoriels que j’ai écrits ont été suffisamment lus, relus et corrigés, et qu’ils sont tout à fait prêts à être publiés dans un format papier (à quelques adaptations près bien sûr)… à l’exception du tutoriel PHP, vieillissant, que je souhaite remettre à jour ou réécrire dans quelques temps, mais pas aujourd’hui (je n’en aurai pas le temps).

L’idée

L’idée donc, c’est de proposer les tutoriels du SdZ au format livre, édité par Simple IT. Ca change beaucoup de choses, car nous pouvons alors décider ce que nous publions, comment nous le publions, et nous pouvons nous permettre de créer une forte interaction entre le livre et le site du zéro (ce que je n’avais pas pu faire sur le livre paru chez Eyrolles).

Nous projetons de commencer par le tutoriel de C. Nous aurions bien commencé par PHP, sensiblement plus plébiscité, mais nous ne souhaitons pas le publier en l’état (il nécessiterait d’être pas mal retapé et complété). Toutefois, nous ne nous arrêterons pas au C : si le livre marche, l’objectif à terme est de créer toute une collection de livres « Site du Zéro ». Et il y a de quoi faire.

Rencontre avec un imprimeur

Nous avons eu l’occasion vendredi de rencontrer un imprimeur qui est venu nous rendre visite à nos bureaux.

A ce sujet, j’ai une anecdote pas mal : il fait super froid ici à Paris et nous avons dû mettre le chauffage au bureau pour ne pas mourir transis ; toutefois, bien que nous ne les ayons pas mis fort ni tous activés, nous avons rapidement atteint la limite de puissance (ridiculement basse, j’ai appelé EDF pour faire régler ça sous peu), et donc bah les plombs ont sauté 5 min avant l’arrivée de notre invité. Le problème, c’est que le disjoncteur est trop mal placé : au sous-sol, avec un accès par clé que nous n’avons pas et qu’il faut demander. Donc pas le temps de rétablir le courant. Heureusement ça ne s’est pas vu quand notre interlocuteur est arrivé, mais j’ai eu un petit moment de panique lorsque Pierre lui a gentiment demandé s’il voulait du café. J’ai fait de grands signes discrets pour lui dire que c’était pas une bonne idée vu qu’on n’avait plus de courant, mais fort heureusement le monsieur ne buvait pas de café. Ouf ! ^^

Mais revenons au sujet. Nous avons pu discuter du projet du livre dans les détails, en parlant notamment du façonnage du livre (dos carré collé ou cousu ?), de la qualité du papier (80g offset blanc ou 70g ?), de la couverture (mat ou brillant ?), de la taille du livre en passant par les marges idéales pour faciliter la lecture.

Les choses se présentent bien pour le moment. Nous avons discuté avec de nombreux imprimeurs intéressés par notre projet, mais tout cela se précise et nous savons de mieux en mieux ce que nous voulons.

Cela fait longtemps que l’on nous demande si on va publier un livre, et nous sommes excités à l’idée de le faire enfin. Plus tard, on se dira peut-être que c’était évident, qu’on aurait dû le faire bien avant. Mais qu’importe : le moment est bientôt venu. ;)

Nous sommes convaincus que proposer les cours du Site du Zéro au format papier, adaptés et correctement mis en forme, est un besoin de nombreux visiteurs. Pas tous, bien sûr : il y en a qui clameront haut et fort qu’une version web leur suffit amplement et qu’ils ne voient pas l’intérêt d’un équivalent papier. Mais quand on voit le nombre de personnes qui ont imprimé tout le tutoriel sur leur propre imprimante, plus ou moins bien relié à la main, on se dit qu’on doit pouvoir proposer quelque chose qui les intéressera. :)

L’administration se modernise !

Me voici enfin de retour en France dans le froid de l’hiver après 6 mois passés en Australie ! J’ai bien bronzé sous un soleil de plomb et une eau à 28°C mais toutes les bonnes choses ont une fin !

Rattrapant mon retard, car Mathieu m’a bien devancé, je tombe sur le dernier billet, plutôt râleur. Le but de ce billet est de rétablir l’équilibre sur l’administration française. Alors, c’est vrai, les râleries au sujet de l’administration française sont fréquentes dans le monde de l’entrepreneuriat, voire même sur ce blog… Pourtant, il faut reconnaître que toutes les administrations se modernisent, se centralisent et proposent de plus en plus leurs services en ligne.

L’AGESSA

Agessa.org L’AGESSA, l’Association pour la Gestion de la Sécurité Sociale des Auteurs, est l’organisme qui gère les déclarations sociales des auteurs. Cela comporte les auteurs de livres bien sûr mais également de logiciels ou d’oeuvres multimédia, par exemple des tutoriels ! Bref, nous avons dû payer à maintes reprises des charges sociales à l’AGESSA sur ce type de travaux et sommes donc devenus ce qu’on pourrait appeler un bon client, depuis 2 ans maintenant.

Le fait est qu’au début, je procédais au remplissage du formulaire papier de paiement des charges sociales, en deux exemplaires. Cela implique notamment le calcul fort complexe des charges (0,85% + 7,5% de 97% + 0,5% de 97% + 1%, arrondis à l’euro près). Je devais ensuite garder un exemplaire et en envoyer un à l’AGESSA avec un chèque. Puis, je devais remplir l’attestation de paiement en deux exemplaires, en garder un, et en envoyer un à l’auteur.

Depuis un peu plus d’un an, oh miracle ! L’AGESSA se modernise ! Malgré leur site qui ne paie pas de mine, nous pouvons, après un envoi d’identifiants par courrier, nous connecter à une interface en ligne. J’ai maintenant accès à tout l’historique des déclarations. Mais le meilleur reste à venir.

Grâce à un formulaire, je peux faire une déclaration dont le calcul des charges est automatique. En choisissant le prélèvement automatique, je n’ai même plus besoin de sortir ma carte bancaire ou mon chéquier. Enfin, une attestation PDF est générée à la fin, me permettant de la transmettre par email à l’auteur. Tout ceci en moins de deux minutes.

Net-entreprises.fr

Net-entreprises.fr Comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, il y a également un an environ, le portail net-entreprises.fr est apparu. Celui-ci permet de réaliser des dizaines de déclarations différentes, en ligne et de manière sécurisée. Cela va de la déclaration d’embauche à la déclaration d’accident du travail, en passant par les charges sociales.

Pour les entrepreneurs que nous sommes, quel gain de temps ! Plus besoin de trouver le formulaire, de l’imprimer, le remplir, le photocopier, l’accompagner d’un chèque (ah oui, il faut à peu près toujours payer…), l’envoyer par la poste, attendre la réponse, se rendre compte qu’on s’est trompé dans le calcul complexe des frais liés à cette déclaration…

Alors, pour une fois que l’on peut féliciter les avancées de l’administration faites en la matière, ne nous en privons pas. Bien sûr, il reste du chemin avant que toutes les formalités soient possibles en ligne et de manière centralisée si possible. Mais Rome ne s’est pas faite en un jour…

Le jour où on a changé de siège social

J’en parlais déjà dans les premiers billets de ce blog : j’étais en lutte pour arriver à faire déménager le siège social de Villejuif vers Bourg-la-Reine où nous avons nos nouveaux locaux depuis euh… presque un an maintenant !

Voilà donc un moment que j’essayais de faire comprendre à l’administration qu’on avait déménagé. Et encore, « essayer » est un bien grand mot… Ca a été une lutte acharnée pendant des mois pour qu’ils veuillent bien accepter de noter notre nouvelle adresse.

Dans le lot, il y a eu :

  • 3 retours du dossier complet à refaire parce qu’il manquait un détail qu’on ne nous avait pas signalé ou parce qu’il y avait un problème qui ne venait pas de nous mais pour lequel on nous considérait comme responsables
  • 2 chèques annulés + un troisième refait pour payer enfin la somme exacte qu’il fallait (et l’incompétence coûte cher, croyez-moi)
  • 10-12 coups de fil aux différents tribunaux du commerce pour leur expliquer notre situation, pourtant pas si compliquée, qu’ils ne comprenaient pas
  • 4 fax pour transmettre des documents rapidement sinon il aurait fallu attendre l’envoi du courrier (et non, les emails ils connaissent pas)
  • 1 système informatique incapable de transmettre une information de Lyon vers Paris, entraînant l’annulation d’un nouveau chèque et l’envoi d’un autre
  • Des mois pour arriver à boucler un dossier pourtant pas si compliqué

On voulait juste leur dire qu’on avait déménagé de Villejuif à Bourg-la-Reine pourtant… Seulement voilà, c’est un déménagement d’un département à un autre, et forcément, oulah, c’est compliqué. Ajoutez à ça qu’on a eu à un moment des bureaux dans un AUTRE département encore (à Lyon, qu’on avait pourtant fermé mais les systèmes informatiques n’avaient pas propagé l’information) ce qui était incompatible avec le déménagement de Villejuif vers Bourg-la-Reine (oui je sais rien à voir), et vous aurez un aperçu de la bataille que j’ai dû mener pendant plusieurs mois pour recommencer des procédures alors que, je le jure, si je suis un peu débutant, je me suis efforcé de faire les choses correctement.

Bref, je vais mettre ça sur la faute à pas de chance, mais rien qu’avec cette opération j’ai eu un bon aperçu du bazar que ça peut être quand on change une information « importante » de la boîte telle que l’adresse du siège social. Le conseil du jour est donc : ne déménagez pas. C’est plus simple. :o)

Enfin, contrairement aux apparences, je suis heureux que cela soit enfin terminé, ce qui explique pourquoi j’ai placé ce billet dans la catégorie « Joies » et non « Râleries ». Je n’aurais même pas pris la peine de mentionner cet évènement à la base si ça n’avait pas été toute une aventure…

Le Salon Européen de l’Education

Salon de l'Education

Une petite info en retard (donc qui ne va pas trop servir à grand chose) sur un évènement passé : le Salon Européen de l’Education. Il a eu lieu du jeudi 19 au dimanche 22 novembre. Il s’agit en fait du plus grand salon de l’Education, à destination des jeunes pour leur orientation. On y trouve de tout : IUT, facs, la Poste, la Gendarmerie, la Police, les écoles d’ingénieurs, les BTS, et même un stand géant XBOX 360 (me demandez pas le rapport avec l’Education, ça m’a perturbé pendant des jours et j’ai pas trouvé).

Le fait est que j’ai appris, avec plaisir et un peu de stupéfaction je dois dire, qu’il y avait un espace que les organisateurs avaient bien voulu nous céder gracieusement. Plaisir parce que quand on sait qu’un tout petit stand avoisine déjà les 10 000 € pour la location pour 4 jours, c’était quand même un beau cadeau. Stupéfaction parce que je l’ai appris moins de 48h à l’avance, ce qui m’a donné très peu de temps pour me préparer (et une bonne dose de stress donc :D ).

J’ai donc dû en urgence rapatrier le peu de flyers qui me restaient, faire réimprimer des affiches et d’autres flyers en plus moche sur des imprimantes, et surtout trouver du monde pour m’aider à tenir le stand. J’ai finalement été accompagné à la fois par des visiteurs du Site du Zéro et des membres de l’équipe que je remercie chaleureusement au passage (ils se reconnaîtront ;) ). Je suis moi aussi bien embêté de vous avoir prévenu si tard, mais vous savez désormais pourquoi je ne pouvais pas vous prévenir avant. J’en aurais bien touché un mot ici avant mais j’étais plus préoccupé par la gestion du stand qu’autre chose, donc je n’ai malheureusement pas pu prévenir les lecteurs de ce blog.

Nous avons eu peu de monde le jeudi et le vendredi, car c’étaient des jours de cours. A part quelques cars de collégiens et lycéens pour lesquels les professeurs avaient pris la journée pour les amener au salon, il n’y avait pas foule. Samedi c’était déjà beaucoup plus costaud, et dimanche pareil. J’étais personnellement présent jeudi, vendredi et samedi. Le dimanche je n’étais pas dispo, et de toute façon un peu trop mort pour faire ça un quatrième jour d’affilée. Qu’on se le dise, tenir un stand c’est assez crevant (et répétitif, puisqu’on répète la même chose à tout le monde ou presque).

Les visiteurs du salon ont donc découvert le SdZ pour ceux qui ne le connaissaient pas, et ceux qui nous connaissaient sont le plus souvent venu nous dire bonjour et nous remercier pour le travail effectué sur le site. Dans le lot, un nombre important d’élèves exposants sur le salon qui venaient représenter leur école et qui nous ont assuré pour beaucoup que le site leur avait sauvé la vie pour comprendre leurs cours (que ce soit du C, du Java, du XHTML, etc.). Ca fait plaisir. :)

ps : merci à Asi (ex-Asibasth) qui m’a appris sa technique pour faire des labyrinthes complexes à la main le vendredi alors qu’on s’ennuyait ferme :-°

« Entreprendre, c’est en chier avant tout ! »

Lors du YES Camp, plusieurs tables rondes ont eu lieu au cours de chaque session. Il était impossible d’être partout à la fois… et pourtant j’aurais aimé !

Je crois que s’il y a bien une table ronde que j’aurais aimé faire, c’est celle intitulée « Entreprendre, c’est en chier avant tout !« . Le titre est un peu provocateur mais a le mérite de poser clairement le tableau. Mieux, il laisse présager de véritables retours d’expériences d’entrepreneurs.

Je n’ai pas coutume de le faire, mais pour une fois je voudrais vous rediriger vers le billet d’un autre blog, celui de David Bellaiche qui y a assisté. Inutile pour moi de recopier ce qu’il a dit et les notes qu’il a prises, bien que succinctes, sont très claires. Elles méritent le détour.

Lire le résumé d’ »Entreprendre, c’est en chier avant tout ! »

Je regrette vraiment de ne pas y avoir assisté. Bien entendu, on n’y a pas forcément dit la vérité absolue sur ce qu’est un entrepreneur. Mais il y a dans le lot de très bonnes choses à en tirer.

Voici deux ou trois points essentiels que je retiens, mais ce ne sont pas les seuls qui méritent l’attention. Pour être entrepreneur, il faut :

  • Ne pas avoir peur de l’échec
  • Etre persévérant et savoir se relever d’un échec (plus facile à dire qu’à faire, mais essentiel)
  • Avoir envie de changer le monde plutôt que de gagner de l’argent. Bien sûr, il faut chercher à gagner de l’argent (sinon vous allez vite ressentir la pression de votre petit porte-monnaie !), mais c’est simplement une question d‘ordre. On ne commence pas vouloir gagner de l’argent mais d’abord à vouloir offrir un service. De préférence innovant. Le reste suit, et on l’inscrit dans le business plan.
  • Etre débrouillard (je confirme). Savoir faire preuve d’inventivité voire de ruse pour se sortir des situations complexes.
  • S’entourer d’une équipe de personnes compétentes. Je rajouterais même : il faut savoir s’entourer de personnes plus compétentes que vous dans leurs domaines. Vous n’êtes pas celui qui sait tout sur tout, vous êtes le chef d’orchestre.
  • Ne pas cacher / déposer son idée. On m’avait déjà fait la remarque, et apparemment c’est un concept très français que d’avoir peur que l’on vous « pique » votre idée. Au contraire, faites tout l’inverse : parlez-en un maximum autour de vous. Plus vous en parlerez, plus vous aurez des avis et des conseils extérieurs, parmi lesquelles de très bonnes remarques. Bien sûr il y a toujours un risque que quelqu’un se base sur la même idée que vous, mais on considère que vous avez plus à gagner à partager votre idée plutôt qu’à la conserver jalousement. Et j’approuve totalement.

Méditez bien tout ça. :)