Simple It, le Blog

Articles incluant le tag : simple it

Des nouveaux bureaux dans Paris, c’est pour bientôt ! (1/2)

Note : Ce billet est le premier d’une série de deux à propos de notre recherche de nouveaux bureaux. Nous présentons ici l’étape de la recherche des bureaux, et nous vous parlerons un peu plus en détails des bureaux que nous avons trouvés dans un second billet.

Pourquoi déménager ?

Depuis plusieurs mois, nous avons senti une nette accélération dans la croissance de Simple IT : la sortie du Livre du Zéro et l’embauche de nos 2 premiers salariés en sont 2 exemples marquants. Maintenant, nous sommes une équipe de 6 personnes à plein temps, parfois 7 ou 8. Tout naturellement, nos locaux de Bourg-la-Reine commencent à poser un problème d’organisation.

Tour Eiffel

En effet, ceux-ci ne sont constitués que d’une grande pièce, appelée openspace dans le jargon, d’environ 40m². L’avantage est d’avoir une ouverture, une incitation du dialogue et au travail en équipe. L’inconvénient est également cette trop grande proximité. De nombreux problèmes se posent, principalement le bruit et la concentration des personnes. Marie et moi-même sommes régulièrement au téléphone avec des clients, des prospects, des fournisseurs, etc. Le fait d’être pendus au téléphone toute la journée, de l’entendre sonner constamment dérange forcément le reste de l’équipe. Il est très dur d’arriver à être productif lorsqu’il y a toujours quelqu’un qui parle d’autre chose à quelques mètres.

Pour résoudre ce problème et pour faire face au manque de place imminent dans nos bureaux, nous nous sommes mis à la recherche de nouveaux bureaux. Nous voulions une surface plus grande et découpée en plusieurs bureaux. Mathieu et moi habitant tous les deux à Paris, nous avons également souhaité rapprocher notre lieu de travail en choisissant un quartier central de Paris comme emplacement de notre futur siège social. C’est également un point très positif d’avoir une adresse parisienne (et non à Bourg-la-Reine, dont le nom fait sourire) pour l’image de marque auprès de nos fournisseurs et clients ainsi que pour l’accessibilité et les trajets domicile / travail de nos salariés et stagiaires.

La recherche

Depuis plusieurs semaines, je me suis donc attelé à la lourde tâche de recherche de bureaux sur Paris. J’ai donc contacté de nombreuses agences spécialisées dans l’immobilier d’entreprise. Il s’est avéré premièrement que les annonces en direct, c’est-à-dire sans passer par une agence, sont très rares. Nous nous sommes donc contraints à l’idée de devoir payer des frais d’agences. Après quelques explications de ce que nous recherchions, j’ai reçu des dizaines et des dizaines d’offres que j’ai du trier dans un premier temps. Généralement, le tri était facile car certaines annonces ne correspondaient pas à notre recherche, malgré le fait que j’avais donné nos critères… (prix trop cher, surface trop grande, trop petite, locaux trop éloignés du centre, etc.)

Puis, j’ai visité des dizaines et des dizaines de bureaux qui correspondaient, de près ou de loin, à nos critères. Là encore, jolie surprise parfois : j’ai eu l’occasion de visiter des bureaux absolument superbes en haut des Champs Elysées mais aussi des bureaux sans fenêtre, qui n’ont pas été rénovés depuis 20 ans !

Exemple de bureau visité, en piteux état

C’est curieux de voir une aussi grande différence dans la qualité des locaux mais c’est assez révélateur du marché de l’immobilier d’entreprise. Une petite explication s’impose.

Le marché de l’immobilier d’entreprise

Contre toute logique, un bureau coûte beaucoup plus cher à louer qu’un appartement résidentiel ! Pourtant me direz-vous, il n’y a pas de salle de bains, ni de cuisine, etc. Rarement plus que des pièces avec des murs, avec un ou deux WC. Et oui mais ce raisonnement omet un point très important : les entreprises sont des vaches à lait.

En d’autres termes, voici quelques détails de ce que coûte un bureau sur Paris :

  • de 250 à 500 € HT / m² / an
  • rajoutons de 15 à 60 € de charges / m² / an
  • la taxe bureaux sur Paris de 11,30 € / m² / an
  • la taxe foncière de 8,40 € / m² / an
  • les frais de rédaction du bail : 1 000 à 2 000 € HT
  • les frais d’état des lieux : 1 500 € HT
  • les honoraires de l’agence : 30 % du montant du loyer annuel
  • dépôt de garantie de 3 mois de loyer (en résidentiel, c’est un mois maximum, fixé par la loi)

Oui, il y a beaucoup de choses à payer dont la majorité est prise en charge par le propriétaire ou l’agence dans le cas du résidentiel. Un petit exemple ultra classique :

Bureaux moyens de 55m² sur Paris, 300 € de loyer + 30 € de charges :

  • Le loyer mensuel s’élève à (55 * (300 + 30 + 11,30 + 8,40)) / 12 = 1 602,80 € HT = 1 916,95 € TTC à payer par mois
  • La somme à payer à l’entrée dans les locaux est de 1 000 + 1 500 + 30 % * 55 * 300 = 7 450 € HT = 8 910,20 € TTC à payer en une fois au début
  • Enfin, le dépôt de garantie monte à 3 * 55 * 300 / 12 = 4 125 € HT = 4 933,50 € TTC

A titre de comparaison, un appartement T3 de 55m² :

  • Loyer mensuel : 1 350 € TTC
  • Honoraires : 1 250 € TTC
  • Dépôt de garantie : 1 250 € TTC

Enfin, le propriétaire de bureaux n’engage que très rarement des dépenses pour des travaux. Généralement, il laisse le locataire les faire pour lui, en échange de quelques mois de loyer gratuits. C’est ce qu’on appelle la franchise de loyer.

Le bon compromis

Avec nos moyens encore limités, comparés à d’autres sociétés, nous avons décidé de chercher la perle rare : les bureaux bien situés, pas trop chers, avec du cachet. Malheureusement, ces surfaces sont rares, voire n’existent pas. Un compromis s’est alors imposé de lui-même, celui-ci des bureaux bien situés, pas trop chers, avec du cachet mais en mauvais état.

Nous avons donc fait le pari de prendre en charge des travaux de rénovation. Les avantages sont multiples. Le loyer est bon marché et le propriétaire nous offre aussi plusieurs mois de loyers pour rénover les lieux. En plus, nous aménagerons les pièces à nos envies, exactement comme nous le souhaitons. Le seul inconvénient est la gestion des travaux, les factures d’entrepreneurs qui gonflent, les délais qui dérapent…

Le prochain billet présentera les bureaux que nous avons choisi ainsi que la partie « travaux » de l’aventure. D’ici là, il faut s’activer : il ne reste plus qu’un mois et demi avant notre déménagement !

Comment nous avons mis en place un service communication

Les startups dans le domaine des nouvelles technologies ne peuvent pas y couper : elles ont besoin d’un service de communication. Cela concerne, il est vrai, plutôt les entreprises qui proposent des services innovants, ce qui est le cas de la plupart des startups web, car il est toujours plus intéressant de communiquer sur un nouveau type de produit.

Qu’est-ce que la « communication » ?

Communication

Concrètement, on appelle communication tout ce qui fait parler d’une entreprise et qui la fait connaître au monde extérieur. Cela inclut notamment :

  • Relations publiques (présence sur des salons, évènementiel)
  • Publicités (spots tv, dans la rue, etc)
  • Relations presse

Bien entendu, une entreprise qui fait de la communication n’attaque pas forcément tous ces terrains de front (d’ailleurs j’en ai probablement oublié beaucoup). En ce qui nous concerne par exemple, nous travaillons sur la présence sur les salons et sur les relations presse.

De plus, on se concentre actuellement sur la communication externe, mais il faut aussi savoir qu’il existe aussi une communication interne (notamment dans les grandes entreprises). En effet, informer l’extérieur de ce qu’on fait c’est bien, mais on peut aussi avoir besoin d’informer les employés de l’entreprise pour qu’ils soient tenus au courant de notre stratégie, de notre mode de fonctionnement, etc.

La communication est un métier à part entière que l’on peut notamment apprendre dans certaines écoles spécialisées (spéciale dédicace à ma petite soeur :-° ).

Pourquoi avez-vous besoin de communiquer ?

On pourrait se demander l’intérêt de travailler la communication autour du Site du Zéro et de Simple IT en général (qui englobe maintenant le Livre du Zéro). Après tout, le SdZ est effectivement bien assez connu parmi les étudiants en informatique, c’est vrai.

Pourtant, il y a certaines zones d’ombre quoi qu’on en dise. Par exemple, la communication auprès des entreprises est jusqu’ici restée quasi-nulle : peu d’entreprises ont entendu parler de nous. Pourtant, certains de leurs employés peuvent être en recherche de formation et le SdZ constitue un bon moyen de s’auto-former à plusieurs langages des nouvelles technologies. De même, il est toujours intéressant d’établir des contacts directs avec d’autres entreprises, c’est un moyen efficace à terme de travailler avec certaines d’entre elles, de développer des synergies (l’entreprise a besoin de nous, nous avons besoin d’elle, on fait un accord qui profite à toutes les deux).

D’autre part, la presse spécialisée parle parfois spontanément du Site du Zéro mais elle reste assez dépourvue lorsqu’elle a besoin de données pour compléter son article. En effet, à moins d’être journaliste et de suivre le Site du Zéro depuis longtemps, on ne sait pas forcément d’un seul coup d’oeil combien il y a de membres, quelle a été la croissance, ce que fait la boîte, qui est derrière et quelles sont leurs formations, etc. Autant d’informations qui se retrouvent dans ce qu’on appelle un dossier de presse par exemple.

Enfin, les formations elles-mêmes (c’est-à-dire les écoles) ne connaissent pas toujours le SdZ. Les directions des établissements nous découvrent parfois alors qu’on existe depuis 10 ans et que la plupart de leurs élèves connaissent le site. Ceci est néanmoins en train de changer progressivement.

Qu’avez-vous fait récemment à ce sujet ?

Nous n’avons jamais vraiment ouvert de service communication au sein de Simple IT. Pourtant, depuis début septembre une nouvelle personne travaille pour nous : Marie Dubuc. Il s’agit de la soeur de Pierre, le monde est petit en effet. ;-)

Marie n’est pas à proprement parler salariée de Simple IT, elle agit en tant que prestataire de services. Elle a donc sa propre entreprise qui facture Simple IT pour le travail effectué. Voilà pour le détail administratif.

Son travail jusqu’ici a été très varié. Je vais certainement oublier quelques détails mais pour avoir une idée voici un début de liste :

  • Mise en place d’une charte graphique pour l’entreprise : choix de couleurs, de polices récurrentes, d’un type de « présentation » qui rappelle notre image.
  • Création d’un modèle de papier à lettre suite à la création de cette charte graphique
  • Création du dossier de presse et mise à jour régulière en fonction des nouveautés
  • Création et envoi des communiqués de presse aux journalistes lorsque nous avons une information importante à faire passer. Les journalistes reçoivent chaque jour de nombreux communiqués de presse dans lesquels les entreprises les informent des nouveautés de leur activité. Libre ensuite aux journalistes de choisir une information dans le lot et d’approfondir le sujet.
  • Mise en place d’une veille presse pour être informé dès qu’on parle du site ou de Simple IT. Des services tels que l’Argus de la Presse proposent ça, mais sur le web Google Alertes fait aussi très bien l’affaire en plus d’être gratuit.
  • Alimentation et gestion de la revue de presse dès qu’un article parle de nous.
  • Création des maquettes des publicités (notamment celles qui présentent le Livre du Zéro sur le site) et coaching de notre graphiste préféré (Jiyong) pour la réalisation. En clair, Marie fait des schémas et prépare les textes puis les soumet à Jiyong qui se charge de produire les illustrations et qui apporte sa touche de créativité.
  • Création des maquettes de la PLV (Publicité sur le Lieu de Vente) et coaching du graphiste à nouveau. La PLV concerne pour faire simple tout ce qui nous représente sur les salons : affiches, flyers, totem, stand « parapluie » (c’est pas moi qui ai inventé le nom :-° ), « valise », stickers et goodies.
  • Gestion du standard téléphonique de l’entreprise pour la presse, pour les journalistes qui pourraient avoir des questions supplémentaires à poser notamment ou qui souhaiteraient nous contacter pour interview. Par exemple l’article de Dynamique Entrepeneuriale résulte d’une interview téléphonique.
  • Organisation d’évènements ou de concours, recherche de sponsors pour des lots éventuels
  • Gestion de la présence sur les réseaux communautaires type Facebook et animation

Ca en fait du travail, et pourtant j’ai probablement oublié pas mal de choses encore. ;-)

N’est-ce pas surdimensionné par rapport à vos besoins de visibilité ?

Comme vous pouvez le voir, il y avait beaucoup à faire et il reste beaucoup à faire. La réponse est donc non, ce n’est pas surdimensionné. On aurait pu gérer le coaching du graphiste nous-mêmes mais nous avons (beaucoup) à faire ailleurs, notre temps étant par définition limité il devient nécessaire au bout d’un moment de déléguer certaines tâches, ici liées à la communication.

Certaines entreprises (dites « de communication ») peuvent accompagner une entreprise naissante dans sa stratégie de communication. C’est leur travail à part entière. Néanmoins, nous avons préféré un rapport plus direct avec la personne en charge de notre communication, car nous avions besoin d’être sûrs que cette personne comprenne et respecte notre image et nos valeurs. Le problème quand on délègue à une entreprise inconnue, c’est le risque qu’elle dise parfois n’importe quoi. ;-)

C’est donc pour cela que nous avons mis Marie en charge de la communication depuis début septembre et une part très importante de travail a déjà été abattue. L’espace presse a été refondu (entre autres) suite au démarrage de son activité.

Et maintenant ?

Marie a toujours assez de travail pour ne pas s’ennuyer avant un bon moment. Elle prépare notamment quelques détails juridiques pour un futur concours que l’on va organiser prochainement (comment ça, moi, faire du buzz ?).

Ses coordonnées sont présentées sur l’espace presse. Vous pouvez aussi lui envoyer un message via le formulaire de contact presse. Si vous connaissez parmi vos amis ou votre famille des journalistes susceptibles d’être intéressés par le Site du Zéro (et le Livre du Zéro), n’hésitez pas à communiquer leurs coordonnées à Marie.

Enfin, puisqu’on parle de communication et si le sujet vous intéresse, sachez que le dernier numéro de Dynamique Entrepreneuriale propose un dossier entier sur la communication sur internet. Bien entendu, la communication ne se fait pas que sur internet, mais il y a déjà beaucoup à dire rien que sur ce secteur !

Simple IT est-elle vraiment une start-up ?

C’est une question que je me suis posée hier à la lecture d’un article intéressant du magazine Capital (que je recommande vivement au passage). Cet article était intitulé sur un ton un brin provocateur : « Facebook gagnera-t-il un jour de l’argent ?« .

Cela m’a amené à amorcer une petite réflexion de fond sur ce qu’est vraiment une start-up, ce qui la caractérise, ses forces et faiblesses habituelles. Loin de moi l’idée de vouloir comparer Facebook à Simple IT (comment le pourrais-je ?), mais j’ai découvert qu’il y avait des choses intéressantes à raconter sur le fonctionnement de ce qu’on appelle des start-up.

Facebook gagnera-t-il un jour de l’argent ?

Pour bien situer le contexte et comprendre ce qui m’a amené à écrire ce billet, il faut au minimum savoir de quoi parle l’article en question. De Facebook bien sûr, mais surtout de la façon dont s’y prend l’entreprise pour gagner de l’argent (c’est le sujet qui intéresse Capital après tout :p ). Le saviez-vous ? Facebook, ce site auquel se connecte à peu près toute la planète et dont tout le monde parle (même bientôt les martiens), ne gagne pas d’argent. Pire, il en perd. Et ce depuis le début.

Facebook a 6 ans d’existence et n’a jamais gagné un dollar. Facebook est gratuit pour les utilisateurs, certes. Il compte en partie sur la publicité pour gagner de l’argent, mais on a tous compris à l’heure actuelle qu’un business model basé entièrement sur la publicité est au mieux bancal, au pire très dangereux. Facebook développe donc de nouveaux services, dont des applications qui pourront devenir payantes, des services aux entreprises mais aussi un concurrent de Paypal pour le paiement en ligne qui s’annonce prometteur.

En attendant, Facebook ne gagne pas d’argent. Son bilan est négatif : il paie plus ses salariés (plusieurs centaines au moins) et ses serveurs (plusieurs milliers) qu’il ne gagne d’argent. Et ça fait 6 ans que ça dure. Mais comment fait Facebook pour survivre s’il perd de l’argent ? D’où vient l’argent qui le fait vivre ?

Levées de fonds

C’est ce que font une grande majorité des start-up. Pour démarrer, elles demandent des fonds à des gens qui ont de l’argent : des business angels pour des « petits montants », des sociétés de capital-risque pour obtenir plusieurs millions. Depuis les débuts de Facebook, ce sont plusieurs centaines de millions de dollars qui ont été injectés dans l’entreprise. Ce n’est pas de l’argent qui a été gagné, simplement du « carburant » qui a été mis dans la boîte pour qu’elle démarre.

Or, ceux qui ont injecté de l’argent dans Facebook (Microsoft en fait partie d’ailleurs) ne l’ont pas fait par pure philanthropie. Ils espèrent bien que l’entreprise gagnera de l’argent et qu’ils pourront toucher enfin des dividendes sur ces bénéfices. Et ils commencent d’ailleurs à s’impatienter quelque peu. Comme le dit l’article, 6 ans pour une entreprise est « un âge respectable où il est de bon ton de commencer à gagner de l’argent ».

Parce que ne nous leurrons pas, cet argent sur lequel vit Facebook peut être comparé à un système d’aide respiratoire. Si on le lui enlève, demain Facebook fait faillite, doit mettre la clé sous la porte et fermer son site (et la productivité dans tous les pays du monde se mettra à augmenter d’un coup :p ). La question qu’on pourrait plutôt se poser est : « Facebook est-il pressé de gagner de l’argent ? ». Probablement, un peu. Mais la notoriété du site est telle qu’ils savent aussi qu’ils peuvent encore lever des fonds et récolter de l’argent par le même biais quelques temps.

Bien qu’utile, c’est un système dangereux car il est artificiel. C’est comme ça qu’au début des années 2000 a éclaté la « bulle internet » : les entreprises ont trop compté sur ce système artificiel et tout s’est écroulé.

Qu’est-ce qu’une start-up ?

J’en viens maintenant au sujet. On dit que Facebook est une start-up (on a du mal à l’imaginer vu la taille du site, et pourtant c’est vrai). On le compare à une start-up pour 2 raisons :

  • Parce qu’il en conserve l’esprit, la culture : implanté en Californie, on vient au bureau en tongs et chemise à fleurs. C’est presque une image d’Epinal je le reconnais, mais l’esprit est là. En fait, Mark Zuckerberg (le créateur) se serait mis à porter des costards seulement récemment. ;-)
  • Parce qu’il n’a toujours pas démarré. Sous-entendu, gagné de l’argent, on vient d’en parler.

On a souvent parlé de Simple IT comme d’une start-up jusqu’ici, mais est-ce qu’on correspond vraiment à cette définition ?

  • Certes on a un côté « esprit start-up », vu la forme de nos bureaux, le canapé et la Wii pour se détendre pendant les pauses. Bon on ne vient pas au bureau en tongs et chemise à fleurs, mais il faudrait être un peu dérangé pour venir habillé comme ça au bureau à Paris en plein mois d’octobre. :p
  • En revanche, on n’a pas jusqu’ici fait de levée de fonds. On est entièrement indépendant et, si on ne gagne pas (encore) d’argent, on n’en perd pas non plus. Nos comptes sont à l’équilibre depuis la première année.

En fin de compte, ce dernier point me fait penser que notre positionnement est un peu différent des start-up habituelles. A cela il faut rajouter :

  • Qu’on ne compte pas être une boîte « purement web », puisqu’on se lance aussi dans l’édition avec le premier livre que l’on prépare activement. Cela nous différencie de l’image des start-up qui sont le plus souvent des boîtes qui « font un site web et espèrent gagner de l’argent grâce à la pub » (je caricature, ne jetez pas de tomates :D ).
  • Que l’on cherche à être rentable rapidement plutôt que de vivre artificiellement pendant des années. Si une bulle « web 2.0″ éclate (comme certains le pronostiquent) on aura d’autant plus de chances de survivre. Sinon, c’est le naufrage assuré.

Il n’y a pas une seule bonne façon de faire. L’avenir nous dira si nous avons fait de bons choix, mais à l’heure actuelle nous sommes assez confiants. :)

Simple IT recrute un stagiaire développeur PHP / PostgreSQL

Mise à jour : nous recherchons toujours des candidats pour cette offre de stage, valable pour toute l’année 2009. Si vous êtes intéressé et pensez avoir le profil, n’hésitez pas à nous contacter.

Comme en 2008, nous allons proposer des stages rémunérés chez Simple IT cette année. Nous publierons dans un premier temps les annonces sur ce blog, puis sur le Site du Zéro et des sites d’annonces en ligne spécialisés.

Nous recherchons des développeurs pour maintenir et améliorer le Site du Zéro. Si vous avez de l’expérience en développement PHP, que vous devez effectuer un stage dans le cadre de vos études cette année, et surtout que l’idée de travailler avec nous vous motive, lisez attentivement l’annonce ci-dessous.

Simple IT

Simple IT est depuis 2007 éditeur du Site du Zéro (www.siteduzero.com), aujourd’hui devenu un site de référence auprès de nombreux étudiants et professeurs spécialisés dans les nouvelles technologies. Le site propose des cours pour débutants en informatique, en libre accès. Les sujets traités vont de la création de sites web (XHTML / CSS) à la programmation (C / C++ / Java) en passant par l’utilisation de Linux.

Le site accueille actuellement plus de 1 500 000 visiteurs uniques chaque mois et compte plus de 120 000 membres inscrits. Nous attachons une grande importance à la communauté qui fait vivre le site et tâchons d’être à l’écoute des remarques des utilisateurs.

Votre mission

bureaux-bourg-la-reine.jpg Vous travaillerez au développement du Site du Zéro avec l’aide et les conseils permanents du gérant, fondateur du site. Vous ferez évoluer le site de manière à optimiser les processus de travail et à encourager la participation des membres à la vie du site.

Pour cela, vous développerez des outils de travail collaboratif et de suivi de l’activité du site accessibles à tous ainsi que les interfaces de gestion en backend. Vous utiliserez un framework puissant et évolutif créé en interne dont vous poursuivrez le développement.

Vous veillerez au bon fonctionnement global de l’application et traiterez les éventuels rapports d’erreurs fournis par les utilisateurs.

Vous évoluerez au sein d’une équipe de développeurs et utiliserez des outils collaboratifs de développement (SVN, bug tracker…).

Vos compétences

Vous bénéficiez d’une solide expérience à titre privé et / ou professionnel dans les technologies suivantes :

  • XHTML / CSS
  • PHP
  • SQL (MySQL, PostgreSQL, Oracle…)

Les connaissances suivantes peuvent être un plus pour votre candidature :

  • Manipulation du shell Linux
  • Programmation shell (Bash)
  • Programmation PL/SQL ou PgPL/SQL
  • Programmation Javascript (bibliothèque jQuery)
  • Utilisation de SVN et des outils de diff

Le niveau minimum requis est le Bac. Nous ne sélectionnons pas les candidats en fonction de leurs études ou diplômes, mais en fonction de leurs aptitudes à appréhender un nouvel environnement de travail et en fonction de leurs expériences. Vos origines (BTS, Fac, IUT, Ecole d’ingénieur) n’ont donc pas d’influence sur votre candidature.

Détails

  • Type de contrat : stage conventionné
  • Lieu : Bourg-la-Reine (92), Ile-de-France
  • Début du stage : dès que possible
  • Durée du stage : 3 à 6 mois
  • Télétravail : non
  • Rémunéré : oui (à hauteur de 33% du SMIC)
  • Café à volonté : oui :-D

Pour postuler

Merci de nous envoyer CV et lettre de motivation à rh (at) simple-it (point) fr, en mettant en évidence vos disponibilités : date de début de stage et durée. Sachez que nous privilégions les stages les plus longs, car le stagiaire doit être formé les premières semaines à notre framework et n’est donc pas opérationnel tout de suite.

Formats acceptés pour le CV et la lettre de motivation :

  • PDF (recommandé)
  • Word : Doc et Docx
  • OpenOffice : Odt

La création : toute une aventure

Pour poursuivre le précédent billet, je vais maintenant détailler la phase de création de Simple IT. Cela commence en été 2006, environ 6 mois après la sortie et le succès de la nouvelle version du Site du Zéro. Elle se termine quelques mois plus tard, en janvier 2007, par la déclaration officielle de la société Simple IT.

La période de réflexion

A partir de l’été 2006, Mathieu et moi étions dans cette phase de doute, ne sachant pas encore comment le Site du Zéro allait évoluer. Nous nous sommes rapidement convaincus qu’une structure légale était nécessaire pour poursuivre l’aventure. En effet, avant Simple IT, toutes les sommes d’argent générées par les publicités et absorbées par l’hébergement et les serveurs dédiés transitaient sur le compte courant personnel de Mathieu. Ce n’était pas simple à gérer ni très logique vu l’ampleur que venait de prendre le site. A ce stade on a normalement une structure spéciale pour une telle activité.

Cette phase de réflexion a duré quasiment 6 mois afin d’aboutir réellement en janvier 2007 sur la création de la société. En règle générale, cette phase peut même durer beaucoup plus longtemps. Dans notre cas, l’activité étant déjà lancée, l’analyse et la réflexion ont été largement raccourcies.

Le choix final : la SARL

Nous avions plusieurs choix de structure qui s’offraient à nous :

  1. Une association : c’est très peu cher et facile à créer. Cependant, nous savions dès le départ que nous voulions à terme nous rémunérer de cette activité. Faute de quoi, nous serions obligés de travailler après la fin de nos études, ce qui signerait certainement la fin de l’aventure. Les gérants d’association ne peuvent se rémunérer que dans des cas très spécifiques et réglementés. Autrement dit, nous avons écarté cette possibilité.
  2. Continuer comme avant : le problème se posait au niveau de la loi et du fisc. Nous souhaitions également poser officiellement notre part de ce travail et nous lier mutuellement afin que chacun ne parte pas du jour au lendemain. En effet, l’un sans l’autre ne pouvait maintenir le Site du Zéro à lui tout seul.
  3. Devenir indépendant : il s’agit du régime des micro-entreprises. Malheureusement, cela est réservé à des entreprises individuelles. Nous étions plutôt partis sur une répartition équitable de la structure et de ses responsabilités.
  4. Créer une société : c’est la solution choisie car elle possède tous les avantages requis. En contrepartie, elle coûte plutôt cher (en impôts et en taxes).

Enfin, il existe plusieurs formes de sociétés. Je ne citerai que les principales malgré le fait qu’il en existe un grand nombre :

  1. L’EURL (Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée) : il s’agit d’une entreprise à une seule personne, ce qui ne convient pas dans notre cas. C’est en gros l’équivalent d’une SARL qui ne peut être gérée que par une personne.
  2. La SAS (Société par Actions Simplifiées) : c’est un statut réservé aux entreprises déjà plus importantes. Elle est souple et puissante mais nécessite une administration trop contraignante.
  3. La SARL (Société A Responsabilité Limitée) : c’est la forme de société commerciale la plus commune en France. Elle est simple, pratique et c’est (relativement) une des moins coûteuses.

Nous avons finalement choisi la SARL en nous associant, Mathieu et moi, à hauteur de 50% du capital chacun. L’égalité est parfaite mais peut être bloquante en cas de mésentente sur une décision. Par exemple, si Mathieu veut acheter un nouveau serveur mais que je ne le souhaite pas, nous ne pouvons pas décider car chacun a le même poids (50 %) dans la société. Bien sûr, pour un serveur, ce n’est pas grave mais cela peut le devenir sur une décision majeure.

La rédaction des statuts

Nous nous sommes penchés sur les statuts, c’est-à-dire le document présentant la société, son activité, ses propriétaires (on parle d’actionnaires) ainsi que son règlement intérieur. Nous avons fait rédiger ce document par un avocat spécialisé en droit des sociétés afin d’être sûr de la validité des statuts, véritable socle pour l’entreprise. Fort heureusement, via des connaissances, nous avons pu obtenir cette rédaction à un prix très modeste, soit 300 € (comptez 1 000 € normalement).

Nous en avons profité pour inclure une clause pour éviter les blocages. En cas de décision impliquant une somme importante, nous devons être tous les 2 d’accord. En contrepartie, pour les sommes plus modestes, chacun peut décider librement sans attendre l’aval de l’autre. C’est donc beaucoup plus rapide, ce qui est important au quotidien. Après quelques relectures, le document était prêt en quelques semaines.

La réflexion sur les droits d’auteur

Comment gérer le transfert des droits de Mathieu et moi vers la société ? En effet, nous voulions intégrer le Site du Zéro comme produit de la société. Celle-ci a donc besoin des droits d’exploitation de ce site. Cela recouvre les droits des cours rédigés par Mathieu et aussi du logiciel qui gère le site que j’ai en grande partie développé.

N’étant pas spécialistes du droit français, nous avons demandé l’aide d’un avocat qui a rédigé un contrat de cession des droits d’exploitation des cours et du logiciel. Ainsi, la société a acquis l’intégralité de ces droits, nous laissant complètement démunis. :( Fort heureusement, la société nous appartient également, cela revient donc au même pour nous ! Cette manoeuvre un peu surprenante (se vendre à soi-même ce qu’on a réalisé) pourrait faire penser à une « magouille » mais il n’en est rien. Nous avons fait valider cette opération auprès de notre expert-comptable et il s’est avéré que c’était une opération assez courante et en aucun cas gênante. Cela tombait bien, ça nous arrangeait pour légaliser les droits.

Le nom de la société

Logo Simple IT SARL Le nom du Site du Zéro a été choisi en 30 secondes à l’époque mais cela n’a pas été le cas pour Simple IT ! Nous nous sommes réunis virtuellement autour d’un tableau blanc en essayant de formuler le plus de noms possibles. A la fin, nous avons choisi celui qui nous plaisait le plus, qui sonnait correctement à l’oreille, qui avait un sens et enfin qui n’était pas déjà déposé en France.

Simple IT a une double signification :

  • Simple Information Technology, soit « Technologie de l’information facile » (ça sonne mieux en anglais non ?)
  • Simple it, ce qui, en anglais assez approximatif, correspond à « Simplifie ça »

Finalement, ce nom, ainsi que Site du Zéro et Zozor, le nom de la mascotte du Site du Zéro, sont tous trois des marques françaises déposées, ainsi que leurs logos respectifs. Nous nous sommes rendus à l’INPI (Institut National de la Propriété Industrielle) pour réaliser ces formalités après avoir payé 700 euros bien entendu.

Le lieu d’implantation

Mes parents habitent du côté d’Avignon et j’étudie à Lyon. Les parents de Mathieu sont dans le Gard mais il étudie à Villejuif, en région parisienne. Le choix du lieu d’implantation de la société était vaste.

Nous avons hésité grossièrement entre Paris et Lyon. Notre choix s’est porté sur Paris, plus central et plus porteur. De plus, en tant qu’ingénieur, il n’est pas rare de venir travailler sur Paris.

L’école d’ingénieur de Mathieu, l’EFREI, aide les créateurs d’entreprise en leur proposant une boîte aux lettres à l’école ce qui permet de se déclarer à l’adresse de l’école et d’avoir accès au courrier très facilement. Nous avons opté pour cette solution, qui a duré jusqu’à la création de nos bureaux actuels à Bourg-la-Reine. La société a donc été créée à l’adresse de l’EFREI, à Villejuif, dans la banlieue sud de Paris.

Les aides financières, les conseils

Ayant tous les deux moins de 26 ans, nous étions éligibles à l’ACCRE (Aide pour les Chômeurs, Créateurs, Repreneurs d’Entreprises), une exonération quasi-totale des charges sociales la première année. Cela représente mine de rien la coquette somme d’environ 4500 € par personne ! Coup de chance, nous apprenons que depuis le 1er janvier 2007, le dossier de l’ACCRE est très largement simplifié !

Enfin, nous avons eu accès, via la même aide, aux chèquiers-conseil. Ils permettent de payer des personnes spécialisées pour se faire conseiller avant ou après la création d’entreprise : avocats, juristes, expert-comptables, etc. L’état paie environ 45 € par chèque de 60 €, soit les 3/4. L’entreprise a accès à 3 chéquiers de 6 chèques de 60 €, au maximum.

Par la suite, nous avons parlé de cette aventure à un maximum de gens ce qui nous permet d’avoir des conseils à droite et à gauche, via des relations. C’est toujours bon à prendre lorsque l’on n’y connaît rien.

Pour finir, Internet est toujours une ressource infinie, avec l’excellent site de l’APCE (Agence Pour la Création d’Entreprises).

Se jeter à l’eau

Lorsque les documents principaux étaient prêts, les recherches abouties, le planning établi, nous avons pu décider d’une date pour se réunir et créer effectivement Simple IT courant janvier 2007. Bien sûr, il fallait se rendre physiquement à la CCI (Chambre de Commerce et d’Industrie) dont Villejuif dépend, en l’occurrence la CCI de Créteil. Je suis donc monté en train de Lyon pour quelques jours. A ce stade, nous avions établi un planning précis et très chargé pour réaliser toutes les démarches en un temps limité. En effet, j’étais toujours en période de cours.

L’administration française

La première étape a été de trouver un journal d’annonces légales afin de publier la création de la société, ce qui est légalement obligatoire malgré le coût d’une annonce légale (au moins 150 €). Bien sûr, il s’est avéré que le journal auquel nous pensions avait déménagé ce qui n’a pas simplifié la tâche.

Il a fallu ouvrir un compte bancaire au nom de la société. Pour cela, la banque nous demande le numéro d’identification de la société (code SIREN). Nous ne l’avons fait pas encore car il faut créer la société pour cela. Or, pour créer la société, il faut un compte bancaire. On se marche vraiment sur la tête. Malgré tout, nous arrivons à comprendre la démarche : il faut ouvrir un compte bloqué avec l’argent du capital, soit 2 000 € dans notre cas (1 000 € chacun), puis nous pourrons le débloquer lorsque la société sera créée.

Puis nous avons pu enfin nous rendre à la CCI de Créteil pour établir officiellement la société. Arrivés là-bas, on nous apprend quasiment par hasard qu’il nous faut déposer le dossier de l’ACCRE absolument avant l’établissement de la société. Pas de problème, nous passons à la poste photocopier les documents nécessaires et allons directement au bureau ACCRE. Bien sûr, celui-ci a fermé ses portes juste sous nos nez : « Revenez demain »

Finalement, le lendemain, après à nouveau 1h30 de transports en commun, nous avons pu finaliser l’intégralité des formalités administratives, après s’être délestés d’une centaine d’euros, bien sûr.

Simple IT enfin officiellement déclarée !

Le 17 janvier 2007, la SARL Simple IT est officiellement créée, avec un capital social de 2 000 € réparti équitablement entre les 2 actionnaires que nous sommes. Il restera enfin à finaliser la paperasse concernant la banque, l’ACCRE, les impôts, l’expert-comptable, les documents légaux, … durant les mois de janvier et février !

Finalement, la création de la société nous aura coûté quelques milliers d’euros en taxes, frais, déplacements, dépôts de marque et autres surprises administratives. Il aura fallu quelques mois pour que nous puissions nous rembourser de cette avance faite personnellement à la société.

Résumé des épisodes précédents

Avant d’aller plus loin dans ce blog, il me semble nécessaire de faire un très bref résumé de ce qui nous a conduit à créer Simple IT et à nous associer Pierre et moi. La plupart de ces éléments sont connus des visiteurs assidus du Site du Zéro mais nous ne partons pas ici du principe que tous nos lecteurs seront nécessairement des visiteurs du site. Nous avons aussi l’ambition d’aider de futurs entrepreneurs en présentant ici notre expérience.

L’absence totale de business plan

Tout d’abord, il faut signaler que nous considérons notre cas comme étant un peu particulier. En effet, traditionnellement une boîte ne se crée pas à partir d’un projet personnel. Du moins, pas à partir d’un projet que l’on a maintenu à titre personnel pendant 7 ans sur notre temps libre pendant les études. C’est plutôt rare.

En pratique, une personne a une idée pour monter une entreprise et pour en faire une activité viable. Elle voit, au moins dans les grandes lignes, comment produire un service ou un produit et quels seront ses clients. Elle s’attelle alors à rédiger ce qu’on appelle un business plan, qui est en gros un document incontournable pour tous les entrepreneurs et qui explique quelles seront les activités de la boîte, comment celle-ci va trouver des clients, comment elle va gagner de l’argent et si possible une estimation de combien (on parle plutôt d‘objectifs).

Le démarrage

Dans notre cas, il n’y avait à la base rien de tout cela. A l’origine, c’est moi qui ai lancé un modeste « site perso » comme on appelait cela à l’époque (aujourd’hui, on aurait peut-être plutôt eu tendance à parler de blog). C’était une époque où développer sous Frontpage pour IE5 n’était pas une hérésie, et où on voyait une profusion de gif animés super cools sur la plupart des pages web. C’était en 1999.

Ce site, rapidement intitulé « Le Site du Zéro » après une réflexion d’environ 60 secondes (véridique !) n’était pas si différent de ce qu’il est devenu aujourd’hui : un lieu proposant des ressources gratuites pour aider les débutants dans les sujets qui me passionnaient, notamment la création de site web ou encore la création de mondes en 3D. Globalement, ces sujets se trouvaient être très liés à l’informatique.

Si vous aussi vous lancez un site web aujourd’hui, il est probable que vous ayez autant de visiteurs que j’en avais : moi, ma famille, quelques amis, guère plus. Au contraire de certaines boîtes qui disposent dès le départ d’une solide trésorerie (traduisez « beaucoup d’argent à investir« ) qu’ils peuvent utiliser pour faire de la publicité pour le site nouvellement créé, je n’avais rien et, ma foi, je n’avais pas d’autre objectif que d’aider dans l’immédiat mes amis et quelques égarés du Web. Je n’ai donc jamais fait la moindre publicité pour le Site du Zéro, et cela reste (presque) vrai à ce jour. Tout a toujours fonctionné grâce au bouche à oreille et grâce, du moins c’est ce que je pense, au contenu qui a attiré la plupart des visiteurs en quête de cours compréhensibles qu’ils ne trouvaient nulle part ailleurs. Comme moi.

Finalement, le Site du Zéro est parti d’une idée toute bête : j’ai créé un contenu dont j’avais eu besoin et que j’avais cherché en vain. Rien sur le Web, rien dans des livres. Faute de pouvoir trouver des cours vraiment accessibles aux débutants, j’ai décidé de les créer afin de me prouver à moi-même dans un premier temps que c’était possible de le faire, puis de le prouver à quelques internautes de passage.

Le succès, relatif

Il n’est pas venu de suite. Loin de là. Pendant longtemps le site est resté peu actif, bien que je continuais à l’alimenter régulièrement en contenu. Je n’ai d’ailleurs jamais compté sur autre chose que sur un contenu régulièrement enrichi pour créer de la valeur autour d’un site web. C’est aussi pour cela que je regarde aujourd’hui un peu comme un papy dépassé tous ces sites « Web 2.0″ qui se construisent en un rien de temps, étiqueté d’un « bêta » fraîchement disposé en haut à droite de toutes les pages et qui comptent sur leurs visiteurs pour produire du contenu et un intérêt autour du site.

Notez que je ne médis pas ces sites-là. Je serais bien mal avisé de le faire : il y a bien longtemps que le Site du Zéro génère du contenu comme le font ces fameux sites Web 2.0, ne serait-ce que dans les forums, mais aussi et surtout dans les tutoriels grâce au module « Vos tutos » qui a considérablement encouragé les visiteurs à reproduire le modèle de mes tutoriels sur d’autres thèmes qu’ils maîtrisaient (et que bien souvent je ne maîtrisais pas ou pour lesquels je n’avais pas assez de temps à consacrer).

Malgré tout, cela m’était égal car à l’époque le site ne me demandait pas beaucoup trop de temps de présence et d’administration (même si cela ne m’empêchait pas d’y passer la plupart de mon temps libre). Le site pouvait donc continuer à évoluer au gré des premiers tutoriels proposés par les membres et sur les forums, pendant que de temps en temps je proposais de nouveaux chapitres pour l’un des cours que je rédigeais.

Le déclic

Bien qu’on ne puisse pas parler de réel déclic, il y a quand même eu une étape importante qui a probablement eu toutes les conséquences que nous constatons aujourd’hui. En effet, le site s’est toujours construit comme un ensemble de briques plus ou moins harmonieusement agencées les unes par rapport aux autres. Et encore je suis gentil, on devrait plutôt parler de château de cartes dans le cas présent.

On peut faire l’analogie avec les systèmes d’information des entreprises : ils se créent pour de petits besoins à la base et doivent évoluer avec le temps et les nouveaux besoins de l’entreprise. Pour nous, cela a été vraiment pareil. Mais les fondations du site étaient maladroites (faute d’expérience !) et nous avons fait le constat qu’il fallait reprendre toute l’architecture du site depuis le début pour pouvoir évoluer plus sereinement par la suite.

Je rappelle le contexte : lycéen en terminale S, plutôt préoccupé par ses notes de physique-chimie que par les fondations d’un site web qui n’était, après tout, qu’un passe-temps. Malgré tout, j’ai approuvé cette idée de reprendre tout à zéro et de reconstruire entièrement notre architecture et notre mode de fonctionnement. Bien m’en a pris, car je sais aujourd’hui que nous foncions droit dans un mur à la vitesse de la lumière avec ce château de cartes que nous avions bâti.

C’est à ce moment-là que j’ai fait la connaissance de Pierre, aussi connu sous le pseudonyme de karamilo sur le site. A la base il s’agissait d’un visiteur du site et non d’une connaissance personnelle. D’ailleurs, lorsque nous nous sommes alliés pour développer ce nouveau Site du Zéro (la version 3), je ne l’avais jamais vu ni rencontré. Je ne l’ai rencontré que bien plus tard.

Allez savoir comment, mais nous sommes venus à bout de ce projet au bout de 2 ans et des poussières de travail (plutôt 3 si on compte le tout), bien souvent intensif. Une chose qui me paraît inconcevable aujourd’hui et que je ne me vois pas reproduire. Probablement d’ailleurs que je ne me serais jamais lancé dedans si j’avais eu mieux conscience du travail que cela allait demander.

La bonne nouvelle, c’est que Pierre était déjà un concepteur hors pair avec de solides connaissances techniques, en PHP et SQL notamment. La plupart des concepts techniques qui ont construit les fondations de la v3 du site m’étaient alors totalement étrangers. Je pense que si j’avais su à l’époque qu’il était presque de 4 ans mon cadet, le choc aurait été d’autant plus violent.

L’envol

Passons sur ces années de développement intensif. Le fait est que nous avons fini par accoucher de ce travail avec l’aide et les conseils précieux de quelques autres développeurs notamment. Malgré tout, nous n’avons d’ailleurs jamais été plus de 3 à développer sur le site en même temps.

La « v3″ du site étant lancée, il y eut beaucoup de travail à abattre d’un point de vue technique pour corriger les bugs et améliorer les fondations existantes. C’est dans les années qui ont suivi le lancement de la v3 que le site a connu la plus forte croissance, comme en témoigne ce graphique.

Statistiques Site du Zéro

Bien qu’incomplet (il manque les années 1999 à 2003) ce graphique donne une petite idée de l’accélération qu’a subi le site à partir du lancement de la v3 fin 2005.

Plus de trafic signifiait plus de travail de gestion. Un temps fou passé à s’assurer que le site fonctionne, à corriger des bugs (parfois critiques), à communiquer auprès des visiteurs et du reste de l’équipe du site. Finalement, il restait bien peu de temps pour rédiger des cours. C’est toujours le cas à l’heure actuelle, notez bien.

Le choix de Simple IT

Arrivant sur la fin de nos études d’ingénieur Pierre et moi, nous avons dû prendre une décision tant le travail sur le site était devenu chronophage : arrêter tout ou s’y investir pleinement. Bien sûr, un juste milieu était possible : nous l’avons expérimenté, et ce durant plusieurs années. Il est arrivé un moment où ce n’était juste vraiment plus possible. Ce n’est pas faute d’avoir essayé de faire un stage tout en maintenant le site pour ma part : un vrai cauchemar. Sur l’ordi la journée pour le boulot, sur l’ordi le soir pour le Site du Zéro.

Nous avons donc décidé d’en faire une activité professionnelle et de préparer le terrain en créant une SARL dont Pierre et moi serions les associés. Il s’agissait de préparer le terrain pour que tout soit prêt et que nous puissions nous y investir pleinement lorsque nous deviendrions des actifs, comme on dit.

Nous avons passé un temps important à effectuer les démarches administratives, comptables, etc. Nous y reviendrons sûrement au cours de futurs billets, là mes doigts commencent à fatiguer. ;o)

Je suis à l’heure actuelle sur le point d’être diplômé, j’ai effectué mes 6 mois de « stage de fin d’études » dans ma propre boîte. Ce genre d’initiative est accepté et même encouragé par les écoles d’ingénieur. Pierre quant à lui est en échange universitaire à Sydney et doit encore effectuer une année d’études avant d’être diplômé. Ce qui ne l’empêche pas de travailler et de mettre la main à la patte comme il l’a toujours fait.

Ouf. J’espère avoir résumé l’essentiel pour que ceux qui ne connaissaient pas le contexte puissent rattraper leur retard. Nous aurons l’occasion de revenir sur ce qu’il s’est passé pour nous lors du lancement de la boîte et ce qui a suivi.

Nous souhaitons aussi rapidement parler des sujets simples mais actuels qui nous touchent au jour le jour. Aujourd’hui par exemple, si je n’avais pas prévu de rédiger ce billet, je vous aurais bien volontiers fait part de ma joie en découvrant que nous avons reçu un crédit d’impôts et un remboursement de Neuf Telecom, tous deux attendus depuis des lustres (et auxquels nous ne croyions plus). Oh, c’était quelques centaines d’euros (pas de quoi fouetter un chat à l’échelle d’une entreprise), mais ça nous rassure aussi quant à l’administration et à sa capacité à traiter correctement certains cas particuliers comme c’était le cas pour nous vis à vis des impôts. Bon promis, on reviendra sur ces choses-là. ;o)

Ouverture du blog de Simple IT

Bonjour !

Bienvenue sur le blog de Simple IT, l’entreprise qui édite le Site du Zéro mais aussi sa version anglaise Newbies Paradise.

Ce blog, que nous aurions peut-être dû créer dès le lancement de Simple IT, se veut être un carnet de route de nos aventures (si tant est qu’on peut appeler ça comme ça ;o). C’est aussi un moyen pour nous de communiquer sur ce que nous faisons et pourquoi nous le faisons.

Pourquoi ce blog ?

Notre objectif est d’expliquer globalement notre stratégie aux visiteurs les plus assidus du Site du Zéro, qui seront probablement les premiers lecteurs de ce blog, en tenant compte du fait que bon nombre d’entre eux ne sont pas encore tout à fait familiers avec le monde de l’entreprise. C’est en tout cas le postulat que nous ferons ici. Ne soyez donc pas surpris s’il nous arrive, à plusieurs reprises, d’expliquer ce qu’est un chiffre d’affaires ou encore la différence entre un montant HT et un montant TTC. :o)

Nous avons constaté que bon nombre de visiteurs du SdZ (Site du Zéro) ne comprenaient pas certaines choses liées à l’entreprise qui nous semblaient pour nous évidentes. Élémentaires même. Et nous ne pouvons pas leur en vouloir : nous non plus nous ne sommes pas nés avec la science infuse, nous ne sommes pas des experts comptables, nous ne connaissons pas tous les rouages qui font tourner le monde dans lequel nous vivons. Nous avons fait des erreurs, nous en faisons et nous en ferons certainement bien d’autres. C’est sain. C’est comme cela que l’on apprend. Et c’est encore mieux si cette expérience est partagée, d’où la raison d’être de ce blog.

Qui sommes-nous ?

Ce blog sera animé par deux contributeurs, les deux associés de Simple IT :

  • Pierre Dubuc (pseudonyme SdZ « karamilo ») : étudiant à l’INSA de Lyon, actuellement en échange universitaire à Sydney en Australie pour sa dernière année.
  • Mathieu Nebra (pseudonyme SdZ « M@teo21″) : étudiant à l’EFREI de Villejuif en région parisienne, et bientôt diplômé (si tout va bien :D ).

Nous sommes donc tous deux de formation ingénieur (Bac +5). Nous avons intégré nos écoles respectives directement après le bac et avons effectué une prépa intégrée dans celles-ci. Pierre est de spécialité Télécoms et je suis pour ma part spécialisé dans les SI (Systèmes d’Information). Autant le dire tout de suite, nos spécialisations n’ont pas eu d’influence sur notre choix de créer une entreprise.

En plus de vouloir communiquer sur ce que nous faisons pour le Site du Zéro et Newbies Paradise, nous espérons aussi éveiller la curiosité de certains d’entre vous et peut-être susciter chez vous un intérêt pour la création d’entreprise. Ben oui, il n’y aurait pas de raisons qu’on soit les seuls à en baver. :p

Et puis, qu’on ne nous fasse pas dire ce que nous n’avons pas dit : nous trouvons ce que nous faisons passionnant. C’est pour cela que nous le faisons. Nous y trouvons certainement autant d’avantages que d’inconvénients.

En fait, un créateur d’entreprise est bien plus proche d’un salarié qu’on ne le croit. Tous deux ont leurs lots de soucis, des craintes et des raisons d’apprécier ce qu’ils font. Ils perçoivent juste ces choses-là avec un angle différent. Nous espérons, par le biais de ce blog, vous donner une bien meilleure idée de notre angle de vue du monde du travail, trop méconnu d’après ce que nous avons pu constater. Et, pourquoi pas, découvrir tous ces points que nous avons en commun, que vous soyez étudiant, salarié ou vous aussi créateur d’entreprise.

Page 4 sur 41234